Les mots-clés, expliqués avec clarté.
Un glossaire pensé pour vous aider à comprendre les principaux termes de la plateforme nCore HR, afin de l'utiliser au mieux chaque jour.
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- Étiquetage automatique
L’étiquetage automatique attribue des tags aux profils d’après leur contenu ou leur comportement dans le processus : compétences repérées dans le CV, canal d’origine, langue, résultat d’une étape. Ces tags alimentent les recherches dans la base et les listes qui servent aux réactivations, avec une cohérence que le marquage manuel n’offre pas : les étiquettes posées à la main se perdent en route, les automatiques couvrent toute la base.
- AI-Powered Screening
Le screening par intelligence artificielle analyse les candidatures reçues, compare chaque profil aux exigences du poste et restitue une liste classée par pertinence. Il ne décide pas à la place du recruteur : il propose un ordre de lecture et met en avant les informations utiles. Sur les gros volumes, l’avantage est le plus visible. Lire par ordre d’arrivée revient alors à écarter par fatigue plutôt qu’au mérite.
- Accès API
L’accès API désigne la mise à disposition d’endpoints programmatiques documentés, avec clés d’authentification et limites d’appel, qu’un client ou un partenaire peut interroger pour lire et écrire des données. C’est la capacité brute, pas la connexion elle-même : ce qui se construit dessus, en natif ou sur mesure, relève des intégrations avec les systèmes tiers. Son intérêt pratique est de lever le plafond des connexions que l’éditeur a décidé de proposer, ce qui compte surtout pour qui utilise des systèmes qu’aucun catalogue d’intégrations prêtes à l’emploi ne couvrira jamais.
En savoir plus :- Applicant Tracking System (ATS)
Un Applicant Tracking System est le logiciel qui gère tout le cycle de recrutement, de la demande de personnel à la publication de l’annonce, de la collecte des candidatures à l’évaluation jusqu’à l’embauche. Il centralise profils, échanges et résultats de chaque étape dans un historique consultable même des années plus tard. Sans historique structuré, pas d’indicateurs ni de réutilisation des candidats déjà rencontrés.
- Alertes d'inactivité
Les alertes d’inactivité signalent qu’un candidat stagne dans la même étape au-delà d’un seuil défini, ou qu’un poste ouvert n’enregistre plus aucune avancée depuis trop longtemps, et jouent le rôle de rappels automatiques adressés au recruteur ou au hiring manager responsable. Le seuil se règle étape par étape, car ce qui est normal entre la candidature et le screening ne l’est pas entre un dernier entretien et la décision.
En savoir plus :- Actions groupées
Les actions groupées appliquent la même opération à de nombreux candidats sélectionnés ensemble : changement d’étape, envoi d’un message, ajout de tags, archivage ou export. Elles servent surtout à la clôture d’une recherche, quand il faut répondre à tous les profils non retenus, et épargnent des heures de travail répétitif, à condition que le message envoyé en masse reste perçu comme une réponse, non comme un automatisme.
- Automatisation des e-mails
L’automatisation des e-mails envoie des messages prédéfinis quand un événement du processus survient : accusé de réception de la candidature, rappel d’entretien, réponse négative. Les séquences se construisent par étape et s’arrêtent d’elles-mêmes dès que le candidat répond. Encore faut-il un minimum de personnalisation réelle, au moins le nom de la personne et du poste. Un message visiblement automatique vaut peu, mais le silence vaut moins.
- Analytique du recrutement
L’analytique du recrutement est la lecture structurée des données produites par le processus de sélection : durée des étapes, candidatures par canal, taux de conversion, coûts, qualité des embauches. Elle devient utile quand les chiffres proviennent du système utilisé au quotidien, et non d’extractions manuelles réconciliées en fin de trimestre. C’est cette base qui permet d’étayer une demande de budget par des faits.
- Ancienneté de la demande de recrutement
L’ancienneté d’une demande de recrutement compte les jours écoulés depuis son approbation sans que le poste soit pourvu ; observée par tranches, elle sépare les recherches naturellement longues de celles qui stagnent parce que le profil est irréaliste ou que les retours du manager tardent. Quand elle s’allonge, le signal est qu’il faut renégocier le poste, pas simplement le republier.
En savoir plus :- Anonymisation des CV
L’anonymisation des CV consiste à masquer les données sans lien avec les compétences, comme le nom, l’âge, le genre, la nationalité et la photo, avant que le profil n’arrive aux évaluateurs. Elle s’applique surtout au tri initial et à la constitution de la shortlist, là où le risque de raccourcis inconscients est le plus élevé. L’effet est double. Elle réduit le poids des biais sur le premier filtrage et rend plus défendable le choix des personnes convoquées.
En savoir plus :- Assistant de planification
L’assistant de planification confie au candidat le choix de l’horaire. Il reçoit un lien, voit les créneaux réellement libres dans les agendas des recruteurs et réserve lui-même, confirmations et reports gérés automatiquement. C’est la variante en libre-service de la planification des entretiens, dont l’entrée décrit le processus complet, panels et fuseaux horaires compris. Disparaît ainsi l’échange d’e-mails pour trouver une date, l’une des attentes les plus faciles à éliminer du processus.
En savoir plus :- Alertes intelligentes
Les alertes intelligentes sont des notifications générées automatiquement quand le système détecte une situation qui mérite attention : un feedback jamais saisi, un poste sans profil qualifié, une échéance proche. À la différence des rappels fixes, elles naissent des données du processus et proposent l’action à mener. Le cas particulier du candidat immobile trop longtemps dans une étape a sa propre entrée, les alertes d’inactivité.
En savoir plus :- Automatisation des workflows
L’automatisation des workflows confie au système les actions répétitives de la sélection, selon des règles définies : faire avancer un candidat, envoyer une communication, assigner une tâche, relancer une évaluation en retard. Elle se conçoit à partir du processus réel, en cartographiant ce qui doit se produire et quand, plutôt qu’en automatisant des étapes déjà inefficaces ; le temps ainsi libéré revient aux activités de relation, là où l’apport humain fait la différence.
- Acquisition de talents
L'acquisition de talents est l'approche stratégique de l'entrée des compétences dans l'organisation : elle regarde au-delà du poste ouvert et raisonne sur les capacités dont l'entreprise aura besoin. Elle couvre la relation avec des candidats potentiels, la gestion des viviers et le soin porté à la réputation d'employeur. Ce qui la sépare du recrutement, c'est l'horizon de temps, et donc ce qui compte comme réussite : un poste pourvu d'un côté, un vivier prêt avant même que le poste existe de l'autre.
- Attraction des talents
L'attraction des talents réunit tout ce qu'une organisation entreprend pour devenir désirable aux yeux des professionnels qu'elle souhaite recruter, avant même qu'un poste s'ouvre. Elle repose sur la proposition de valeur employeur, sur la visibilité, sur la clarté des annonces et sur l'expérience réservée aux candidats. Elle se situe en amont de la sélection : si la bonne personne ne postule jamais, aucun processus d'évaluation n'y remédiera.
- Assessment center
Un assessment center réunit plusieurs candidats autour d'une série d'exercices observés par plusieurs évaluateurs : mises en situation collectives, jeux de rôle, présentations, études de cas, souvent accompagnés de tests individuels. Chaque évaluateur observe des candidats différents sur des exercices différents, de sorte qu'aucun jugement isolé ne décide à lui seul. Le dispositif coûte cher en temps et en coordination, ce qui le réserve en général aux programmes jeunes diplômés et aux postes où une erreur de recrutement se paie cher.
- Background Check
Le background check est la vérification des informations déclarées par un candidat, diplômes, expériences, références, menée avant de formaliser l’embauche. Le périmètre est encadré : seuls les éléments pertinents pour le poste, sur une base juridique adéquate au sens du RGPD et avec information du candidat, les droits nationaux du travail pouvant être plus restrictifs. Le consentement, dans la relation de travail, ne vaut pas blanc-seing : les parties ne sont pas à égalité.
En savoir plus :- Benchmarking
Le benchmarking en recrutement consiste à comparer ses métriques de sélection à une référence externe, sectorielle, ou interne, entre sites, familles de métiers ou périodes, et il exige des indicateurs définis à l’identique, faute de quoi on compare des chiffres qui mesurent des choses différentes. L’objectif n’est pas d’obtenir un bulletin de notes, mais de distinguer les écarts qui tiennent au processus de ceux qui tiennent au marché du poste concerné.
- Boucle de feedback candidat
La boucle de feedback candidat recouvre le cycle complet : recueillir les impressions sur le processus tout juste terminé, repérer quoi changer, appliquer la modification, puis mesurer de nouveau. Le terme désigne le cycle, pas le questionnaire. La partie centrale est celle qui saute le plus souvent : on recueille, puis on archive. Une boucle fonctionne quand on peut citer au moins un changement du processus issu de ce que les candidats ont répondu.
- Bibliothèque de contenus
La bibliothèque de contenus rassemble les supports réutilisables du recrutement : modèles d’e-mails, textes d’annonces, grilles d’évaluation, trames d’entretien, lettres d’offre. Les centraliser évite que chaque recruteur reparte de son fichier personnel et que des versions divergentes circulent, avec un gain réel de cohérence : des candidats différents reçoivent les mêmes informations et les mêmes critères.
- Base de données de CV
La base de données de CV est l’archive centrale où convergent toutes les candidatures reçues, indexées et interrogeables par compétence, expérience, langue ou zone géographique. Elle s’alimente des candidatures spontanées, des recherches passées et du sourcing. Le RGPD ne fixe aucune durée de conservation : il impose d’en définir une, de savoir la justifier et de l’appliquer à l’archive. C’est la première source à consulter quand un poste s’ouvre, avant même de publier l’annonce.
En savoir plus :- Biais algorithmique
Le biais algorithmique est la distorsion systématique par laquelle un système automatique favorise ou pénalise certains groupes de personnes. En recrutement, il naît presque toujours des données historiques sur lesquelles le système a été entraîné : si certains profils ont été davantage recrutés par le passé, le modèle tend à reproduire cette préférence. Il se mesure sur les résultats, il ne se déclare pas absent, car aucun algorithme n'est neutre par construction.
En savoir plus :
- Conformité de l'ATS
La conformité d’un ATS recouvre l’ensemble des exigences que la plateforme doit respecter dans le traitement des données des candidats : bases juridiques et information au sens du RGPD, durées de conservation définies, registre des activités de traitement, maîtrise des accès et, pour les fonctions d’intelligence artificielle, obligations du règlement européen sur l’IA. Le sujet arrive parmi les premiers dans un audit, car une candidature est une donnée personnelle à part entière.
- CRM (Candidate Relationship Management)
Le Candidate Relationship Management est la gestion structurée des relations avec les talents qui ne sont pas encore candidats, ou ne le sont plus : profils rencontrés par le passé, candidatures spontanées, contacts noués lors d’événements. Le socle est une base de données segmentée par compétences et par intérêt, sur laquelle bâtir des réactivations ciblées : à chaque nouvelle recherche, on part d’un vivier existant plutôt que de zéro.
- CV Parsing
Le CV parsing est la technologie qui lit un CV au format libre et en extrait les données dans des champs structurés : identité, expériences, diplômes, compétences, langues. Il transforme un document impossible à interroger en un profil comparable à tous les autres de la base. C’est le préalable de toute recherche dans le vivier : sans données structurées, une archive de CV n’est qu’un dossier que personne ne rouvre.
- Coût par embauche
Le coût par embauche additionne les dépenses engagées pour conclure les recrutements d’une période, des annonces aux cabinets, des outils au coût du temps interne, puis les divise par le nombre de personnes embauchées ; il se lit par famille de métiers, car un profil technique rare et un poste à fort turnover n’ont pas des coûts comparables. Seul, il dit peu de chose, et prend son sens à côté de la qualité et de la durée en poste des recrues.
En savoir plus :- Cooptation
La cooptation est le programme par lequel l’entreprise invite ses collaborateurs à recommander des personnes de leur réseau pour les postes ouverts, souvent avec une prime versée après la période d’essai. Pour qu’elle fonctionne, recommander doit être simple et le coopteur doit recevoir un retour. Le coût par embauche est souvent le plus bas des canaux. Le mécanisme tend cependant à reproduire la composition de l’effectif, et doit donc être équilibré par des canaux ouverts.
- Conformité RGPD
La conformité RGPD en recrutement est l’ensemble des règles qui rendent licite le traitement des données des candidats : base juridique, information claire, durées de conservation des CV, registre des activités de traitement, réponse aux demandes d’effacement. S’y ajoutent les mesures de sécurité, dont la maîtrise de qui accède à quelles données. Ce n’est pas une formalité à accomplir une fois : une base de CV conservée au-delà du nécessaire reste un risque de sanction tant qu’elle existe, et c’est au système de la gouverner, pas à la mémoire de ceux qui l’utilisent.
- Correspondance de mots-clés
La correspondance de mots-clés compare le texte d’un CV avec les termes qui décrivent le poste, compétences, technologies, certifications, intitulés, et en signale les occurrences pour orienter la lecture. La comparaison est lexicale, pas sémantique : elle ne reconnaît ni les synonymes ni les expériences équivalentes décrites avec d’autres mots. Mieux vaut donc s’en servir comme aide à la lecture, jamais comme critère automatique d’élimination.
- Collaboration en temps réel
La collaboration en temps réel désigne les moments où plusieurs personnes travaillent en même temps sur une candidature : un panel où chacun remplit sa grille pendant l’entretien, un debrief où les notes s’affichent au fur et à mesure. La simultanéité a un revers : voir l’avis d’un collègue avant d’avoir formulé le sien l’influence. Les scores ne deviennent donc visibles qu’une fois toutes les évaluations saisies. Pour les outils partagés au sens large, voir l’entrée Outils de collaboration.
En savoir plus :- Contrôle d'accès basé sur les rôles
Le contrôle d’accès basé sur les rôles est le modèle où les permissions s’attachent à un rôle et non à une personne : qui rejoint l’entreprise hérite des droits de sa fonction, qui change de poste en change avec lui, qui part les perd tous d’un coup. Face aux droits individuels, l’avantage est que les règles restent peu nombreuses et vérifiables, même avec beaucoup d’utilisateurs. Sa configuration concrète est décrite à l’entrée Rôles et permissions personnalisés.
- Chasse de têtes
La chasse de têtes consiste à approcher directement des professionnels dans le poste qu'ils occupent, au lieu de travailler sur des candidatures reçues. La démarche est confidentielle des deux côtés, elle vise des personnes nommément identifiées plutôt qu'un vivier, et on y recourt pour des profils seniors ou rares qui ne cherchent pas. Les honoraires représentent en général un pourcentage du salaire de la première année, ce qui explique que le modèle ne tienne qu'à partir d'un certain niveau de responsabilité.
- Cabinet de recrutement
Un cabinet de recrutement recherche des candidats pour le compte d'une entreprise cliente, qui garde la décision d'embauche et devient l'employeur. Les cabinets au succès ne sont payés qu'en cas de placement, si bien que plusieurs peuvent travailler le même poste en parallèle ; ceux qui opèrent en honoraires retenus sont payés pour mener une recherche définie, quel qu'en soit l'aboutissement. Comme le cabinet présente des candidats que le client n'a pas trouvés lui-même, chaque présentation doit être tracée pour éviter les litiges ultérieurs sur l'origine du candidat.
En savoir plus :
- DEI (Diversité, Équité, Inclusion)
Le sigle DEI désigne la diversité, l’équité et l’inclusion, trois dimensions distinctes : la variété des profils dans l’entreprise, l’équité des critères de décision et la capacité à donner à chacun sa place dans le groupe. En recrutement, cela passe par des annonces en langage neutre, des canaux diversifiés, des grilles d’évaluation identiques pour tous et des jurys mixtes. Recruter des profils variés sans rendre le processus équitable ne produit qu’un turnover plus élevé.
En savoir plus :- Détection des doublons
La détection des doublons repère les fiches qui renvoient à la même personne, créées à des moments différents par candidature spontanée, import ou cooptation, et propose de les fusionner en conservant les deux historiques. Pour les reconnaître, elle croise plusieurs signaux, pas seulement l’adresse e-mail, qui change avec le temps. Sans ce nettoyage, les indicateurs gonflent. Et un candidat déjà évalué reçoit des messages contradictoires.
- Duplication d'offres
La duplication d'offres consiste à créer un nouveau poste à partir d'un poste existant, dont il hérite la description, les prérequis, les étapes et les destinations de publication, tous modifiables. Pratique pour les rôles récurrents et les ouvertures multiples d'un même profil sur plusieurs sites, avec une réserve : copier une annonce sans la relire propage des prérequis dépassés ou des références salariales périmées.
En savoir plus :- Diffusion des offres
La diffusion des offres publie simultanément un poste sur les canaux choisis, du site carrières aux portails généralistes, des sites spécialisés aux réseaux sociaux, à partir d’une seule rédaction. Le système adapte les formats exigés par chaque destination et suit les échéances. Une fois le recrutement clos, il retire l’annonce partout. Sans cet automatisme, des postes déjà pourvus restent en ligne et récoltent des candidatures qui ne recevront jamais de réponse.
- Demande de recrutement
La demande de recrutement est la requête formelle par laquelle une fonction demande l'ouverture d'un poste, en remplacement ou en création, en précisant le rôle, la motivation, le site, le type de contrat, la fourchette de rémunération prévue et la date d'entrée souhaitée. Le processus démarre de ce document et le circuit de validation s'y greffe : le garder dans le système plutôt que dans un e-mail donne à chaque recrutement une origine traçable.
- Délai avant entretien
Le délai avant entretien mesure le nombre moyen de jours entre l’arrivée d’une candidature et le premier entretien effectif avec cette personne ; il isole la partie du processus qui dépend de la réactivité interne, tri des candidatures, transmission au hiring manager, coordination des agendas. Un délai long compte parmi les causes d’abandon les plus fréquentes, car un bon candidat reçoit d’autres propositions précisément pendant qu’il attend.
- Délai de pourvoi
Le délai de pourvoi compte les jours entre l’approbation de la demande de recrutement et l’acceptation de l’offre par le candidat retenu. Il inclut donc le temps passé à définir le profil et à attirer les candidatures, que le délai d’embauche laisse de côté en ne partant que de l’entrée dans le processus de la personne finalement recrutée. Il raconte la capacité de l’organisation à répondre à un besoin, pas seulement la vitesse de la sélection.
En savoir plus :
- Expérience candidat
L’expérience candidat est la somme des impressions qu’une personne retire de ses interactions avec l’entreprise pendant le recrutement : clarté de l’annonce, simplicité de la candidature, délais de réponse, qualité des entretiens, réponse donnée même en cas de refus. Elle concerne tous les candidats, pas seulement celui qui est embauché. Elle pèse sur la réputation bien au-delà de la recherche en cours. Ce qui l’abîme le plus, c’est le silence.
- Export de données
L’export de données permet d’extraire dans un format ouvert les informations contenues dans le système, des fiches candidats aux historiques de processus, pour des analyses externes, des obligations réglementaires ou une migration. Le point à vérifier au moment du choix est la complétude, car beaucoup d’exports restituent les listes mais pas les événements qui racontent le parcours, et un export complet garantit aussi que les données restent à l’entreprise, pas au fournisseur.
- Entretiens digitaux
Les entretiens digitaux sont les entretiens menés à distance, en direct ou en différé. Dans le second cas, le candidat enregistre ses réponses à des questions prédéfinies et le jury les visionne quand il le souhaite. Gérés dans l’ATS, ils restent attachés à la candidature avec les évaluations de ceux qui les ont vus. Le différé comprime les délais, mais le demander trop tôt fait fuir les candidats passifs et les profils les plus courtisés.
- eNPS (Employee Net Promoter Score)
L’eNPS transpose la logique du Net Promoter Score à la relation de travail : on demande, de zéro à dix, la probabilité que la personne recommande l’entreprise comme employeur, puis on soustrait la part des détracteurs de celle des promoteurs ; le sigle signifie Employee Net Promoter Score, la forme Employer circule aussi. La valeur absolue compte moins que la comparaison avec les mesures précédentes, et la question ouverte qui accompagne la note est souvent la plus utile.
En savoir plus :- Entonnoir de recrutement
L’entonnoir de recrutement représente le parcours des candidats comme une suite d’étapes de plus en plus étroites, de la consultation de l’annonce à la candidature, du tri aux entretiens, jusqu’à l’offre et à l’entrée en poste, et à chaque passage on mesure combien de personnes continuent et combien sortent. Il sert à localiser le point exact où le processus perd les gens, au lieu d’intervenir au hasard sur toute la sélection.
- Efficacité des sources de recrutement
L’analyse de l’efficacité des sources compare les canaux de sourcing non pas sur le volume de candidatures, mais sur le nombre d’embauches qu’ils produisent et sur la durée en poste de ces recrues. Elle exige de tracer la provenance jusqu’à l’issue finale, en distinguant annonces payantes, approche directe, cooptation, réseaux sociaux et base interne : c’est ainsi qu’on évite de récompenser le canal le plus bruyant plutôt que celui qui livre les bonnes personnes.
- Entretien en panel
L’entretien en panel réunit plusieurs évaluateurs face à un même candidat, typiquement le responsable de la fonction, un référent RH et un futur collègue, chacun avec un domaine d’investigation attribué. À ne pas confondre avec l’entretien collectif, où ce sont les candidats qui sont plusieurs. Les évaluations se recueillent séparément et ne se confrontent qu’ensuite, pour que l’avis du premier qui parle ne conditionne pas les autres.
- Engagement des candidats passifs
L’engagement des candidats passifs regroupe les actions dirigées vers des professionnels qui ne cherchent pas de poste et ne répondent donc pas aux annonces : contacts directs, contenus de secteur, présence dans les communautés professionnelles. Les cycles sont longs, la bonne mesure est la qualité des conversations plutôt que les candidatures immédiates, et sur les profils rares cela reste souvent le seul moyen d’atteindre ceux qui ont les compétences requises.
- Entretien structuré
L'entretien structuré pose à tous les candidats d'un poste les mêmes questions, dans le même ordre, notées selon des critères arrêtés avant d'avoir rencontré qui que ce soit. L'objectif est la comparabilité : lorsque les questions suivent le fil de la conversation, ce qu'on compare est l'aisance relationnelle de chacun, pas son adéquation au poste. Les formats structurés prédisent mieux la performance que les entretiens libres et laissent une trace défendable si une décision est contestée.
- Entretien par compétences
L'entretien par compétences demande au candidat de décrire des situations précises qu'il a vécues, en partant du principe que le comportement passé prédit mieux le comportement futur que les intentions déclarées. Les questions commencent par des formules du type « racontez-moi une fois où », et chacune se rattache à une compétence définie à l'avance pour le poste. Les réponses se notent sur les faits apportés, pas sur la qualité du récit. On parle aussi d'entretien comportemental.
- Executive search
L'executive search est la version structurée de la chasse de têtes, appliquée aux nominations de dirigeants. Le cabinet cartographie le marché, établit une longue liste de personnes occupant aujourd'hui des fonctions comparables, les approche confidentiellement et pilote le processus jusqu'à la nomination. Les missions se traitent le plus souvent en honoraires retenus et non au succès, car le travail de cartographie doit être mené que tel ou tel candidat accepte ou non.
En savoir plus :- Entreprise de travail temporaire (ETT)
Une entreprise de travail temporaire met à disposition des salariés qui restent les siens pendant qu'ils travaillent chez l'entreprise utilisatrice, pour des besoins ponctuels, saisonniers ou liés à un projet. Cela la distingue du cabinet de recrutement, qui place le candidat sur la paie du client. La distinction compte juridiquement autant que commercialement, puisque les obligations d'employeur pèsent sur celui qui détient le contrat de travail.
En savoir plus :- Externalisation du recrutement (RPO)
Le RPO est un dispositif dans lequel un prestataire externe prend en charge tout ou partie du recrutement d'une organisation, en s'intégrant à ses processus et en utilisant souvent ses outils et sa marque employeur. Il va plus loin que le recours à des cabinets, qui reste transactionnel : le prestataire assume la fonction elle-même, avec des niveaux de service convenus. On y recourt lorsque les volumes de recrutement varient fortement, ou pour installer une capacité qu'on ne souhaite pas maintenir en interne de façon permanente.
- Formulaires en plusieurs étapes
Les formulaires en plusieurs étapes découpent la candidature en écrans successifs, en commençant par les données essentielles et en repoussant à la fin les questions les plus exigeantes ; la progression visible atténue l’effet décourageant d’un long formulaire unique. L’ordre des questions pèse aussi sur le taux de complétion : un champ obligatoire demandé trop tôt, c’est une candidature qui risque de ne jamais arriver.
- Générateur de formulaires de candidature
Le générateur de formulaires permet de composer un formulaire de candidature sur mesure pour chaque poste : quels champs demander, lesquels rendre obligatoires, quelles questions de présélection insérer, les réponses entrant dans l’ATS sous forme de données structurées, donc filtrables sans ouvrir le CV. Le principe directeur reste la sobriété, car chaque champ ajouté améliore la qualité des données mais réduit le nombre de candidatures menées à terme.
En savoir plus :- Gestion du consentement
La gestion du consentement couvre la collecte, l’enregistrement et le renouvellement des autorisations par lesquelles le candidat accepte le traitement de ses données, ainsi que la possibilité de les révoquer. Concrètement, il s’agit de savoir quelle notice d’information a été acceptée, quand et pour quelle finalité, puis d’agir à l’échéance. Le consentement n’est qu’une des bases mobilisables : la CNIL admet la conservation en vivier pendant deux ans après le dernier contact sur le fondement de l’intérêt légitime, à condition d’informer la personne et de respecter son droit d’opposition.
- Gestion des événements
Appliqué au recrutement, l’event management couvre l’organisation des rendez-vous où l’entreprise rencontre des candidats potentiels : career days, salons, portes ouvertes, webinaires. Il comprend la planification des dates et la collecte des inscriptions. Surtout, il prévoit l’enregistrement des contacts dans la base de recrutement. Ce dernier passage fait la différence : sans lui, les personnes rencontrées restent sur des feuilles volantes et sont recontactées trop tard.
En savoir plus :- Gestion des offres
La gestion des offres couvre les activités qui mènent de la décision d'embauche à la signature : construction de la proposition économique, validations internes, envoi au candidat, signature électronique et suivi des réponses, versions négociées et motifs de refus compris. Structurer cette phase évite qu'un recrutement bien mené ne se perde en jours d'attente entre deux validations.
En savoir plus :- Gestion du pipeline
La gestion du pipeline organise les candidats le long des étapes du recrutement, du premier contact à la décision finale, y compris les bons profils non retenus qui restent disponibles pour des recherches futures. Elle exige des statuts clairs, des critères de passage explicites et un entretien régulier des profils dormants : sans ces règles, le vivier accumule des candidatures jamais réexaminées et devient inutilisable.
En savoir plus :- Grilles d’évaluation
Les scorecards sont des grilles d’évaluation définies avant l’entretien : chaque critère pertinent pour le poste est noté sur une échelle uniforme et étayé par des éléments concrets. Chaque intervieweur remplit la sienne de façon indépendante. Cela permet de comparer les candidats sur les mêmes paramètres plutôt que sur des impressions. Et si la décision est contestée, la scorecard est aussi le document qui explique pourquoi une personne a été retenue.
En savoir plus :La gestion des tags couvre la création, la modification et l’entretien des étiquettes qui classent candidats, postes et activités au-delà des champs structurés. Elle fonctionne à une condition : un vocabulaire commun, élagué régulièrement. Des étiquettes en double ou créées librement par chacun rendent les recherches inutilisables. Un référentiel entretenu, à l’inverse, permet de retrouver un profil des années plus tard.
- HR analytics
Le HR analytics est l'analyse des données sur les collaborateurs tout au long de leur relation avec l'entreprise : coût du travail, turnover, absentéisme, performance, formation et, bien sûr, recrutement. Il sert à fonder les décisions sur des faits plutôt que sur des impressions, et sa limite tient presque toujours à la qualité des données de départ, pas à la sophistication de l'analyse. La partie qui ne couvre que l'embauche porte un nom propre, le hiring analytics.
En savoir plus :
- Intégration des évaluations
Un assessment est une épreuve structurée soumise au candidat pour mesurer ce que l’entretien seul ne capte pas : test technique, questionnaire d’aptitudes, exercice pratique, mise en situation. Tous les candidats passent la même épreuve dans les mêmes conditions. C’est cette uniformité qui rend les résultats comparables. Relié à l’ATS, l’envoi part dès qu’une étape est atteinte et le résultat revient sur la fiche du candidat, sans allers-retours de liens et de fichiers entre outils.
- Intégration de chatbot
L’intégration d’un chatbot met à la disposition des candidats un assistant conversationnel qui répond aux questions récurrentes : prérequis, lieu de travail, état de la candidature, étapes suivantes. Il assure le premier niveau à toute heure. Les cas qui demandent un jugement humain sont transmis au recruteur. La limite est connue : face à une question hors script, un chatbot qui s’obstine à répondre fait plus de dégâts qu’un chatbot qui passe la main aussitôt.
- Indicateurs de diversité à l'embauche
Les indicateurs de diversité mesurent la composition des candidatures et des embauches selon les dimensions jugées pertinentes, et surtout les taux de passage entre étapes pour chaque groupe : c’est la comparaison de ces taux qui révèle où le processus perd en équité, ce que le chiffre final sur les embauches ne montre pas. La collecte doit rester volontaire, agrégée et fondée sur des bases juridiques claires.
- Intégration aux job boards
L'intégration aux job boards relie techniquement le logiciel de recrutement aux portails d'annonces : l'offre part vers plusieurs destinations sans être ressaisie, et les candidatures reviennent dans le pipeline déjà rattachées à leur source. C'est justement cette attribution de la source qui rend possible la comparaison entre canaux ; sans intégration, il faudrait la reconstituer à la main, et en pratique personne ne le fait.
- Import en masse
L’import en masse charge en une seule opération de grands volumes de candidatures, de fiches ou de postes, à partir d’un fichier structuré ou d’un flux issu d’un autre système. Il prévoit le mappage des champs et le contrôle des doublons. Les enregistrements rejetés sont restitués dans un rapport. Étape critique de toute migration : la qualité des données entrantes conditionne chaque recrutement à venir.
En savoir plus :- Intégration avec l'onboarding
L’onboarding est le parcours d’intégration d’un nouvel embauché : remise des outils et des accès, présentation de l’équipe, formation initiale, premiers objectifs. Il ne s’arrête pas au premier jour et s’étend sur les premiers mois. En amont se trouve la période entre la signature et l’arrivée, où le risque de rétractation culmine. Relier l’ATS aux systèmes qui gèrent la relation de travail raccourcit ce vide et évite de ressaisir données, documents et conditions convenues.
En savoir plus :- Indicateurs de performance
Les indicateurs de performance forment le tableau de bord retenu pour piloter le recrutement. La difficulté n’est pas de les calculer mais d’en choisir peu. Un socle minimal couvre en général un indicateur de temps, un de coût, un de conversion et un de qualité, car chacun pris isolément peut s’améliorer au détriment des autres. Optimiser le délai de couverture sans regarder la rétention des recrutés, c’est pourvoir vite des postes qu’on rouvre six mois plus tard.
- Intégrations tierces
Les intégrations tierces relient l’ATS aux outils déjà en place dans l’entreprise : agendas et messagerie, portails d’annonces, SIRH, signature électronique. Elles passent par des API ou des connecteurs préconfigurés, avec un flux de données défini dans un seul sens ou dans les deux, et suppriment la double saisie manuelle, l’une des causes les plus courantes de désalignement entre les données RH.
En savoir plus :
- Kits d'entretien
Les kits d’entretien regroupent les questions, les trames et les critères d’évaluation préparés à l’avance pour un poste, mis à la disposition de toute personne qui mène un entretien. Ils précisent les compétences à explorer et les questions associées. S’y ajoutent l’échelle de notation et des exemples de réponses fortes ou faibles. Avec le même kit en main, des interviewers différents produisent des entretiens comparables et des décisions plus faciles à justifier en cas de contestation.
- Liste noire des candidats
La liste noire des candidats marque les profils à exclure des recherches futures, par exemple après un comportement inacceptable en entretien. Elle doit être motivée, documentée et limitée dans le temps : consigner un jugement négatif sur une personne est un traitement de données personnelles soumis au RGPD. En pratique, une note sur le profil suffit dans presque tous les cas, sans qu’il faille recourir à une exclusion permanente.
En savoir plus :
- Marque employeur
La marque employeur est l’image qu’une organisation renvoie en tant qu’employeur, telle que la perçoivent candidats et salariés. On désigne aussi par ce terme le travail mené pour la construire et la communiquer, des contenus publiés aux témoignages internes. Ce qui la façonne le plus n’est ni l’un ni l’autre, mais la cohérence entre ce qui est promis et ce que le candidat vit pendant la sélection : quand les deux divergent, la facture arrive sous forme d’offres refusées et de départs précoces.
- Mobilité interne
La mobilité interne désigne les mouvements de poste dans l’entreprise : promotions, passages transversaux entre fonctions, transferts entre sites, à l’initiative de l’organisation ou du collaborateur. Le volet des candidatures internes repose sur des mécanismes explicites, postes publiés sur un canal dédié, règles d’éligibilité et d’ancienneté, confidentialité vis-à-vis du manager direct. Sans parcours clair, on préfère chercher dehors plutôt que de s’exposer en interne.
En savoir plus :- Modèles de fiches de poste
Les modèles de fiches de poste sont des structures prédéfinies pour rédiger les annonces, avec les sections déjà en place : contexte du rôle, responsabilités, prérequis indispensables, éléments de l’offre et informations de rémunération. Quand des dizaines de personnes rédigent, ils maintiennent un ton homogène. La directive européenne 2023/970 sur la transparence salariale, dont les transpositions nationales varient, rend leur rédaction encore plus délicate.
- Modèles de prise de contact
Les modèles de prise de contact sont des messages préconfigurés pour la première approche de candidats potentiellement intéressés, avec des champs variables qui reprennent le nom, le rôle et des références au profil. On les organise par famille de métiers et par canal, on les mesure au taux d'ouverture et de réponse, et ils gardent un ton cohérent à une condition : que la partie personnalisée reste réelle et ne devienne pas un simple espace réservé.
- Mode confidentialité
Le mode confidentialité restreint la visibilité des données personnelles du candidat pour les utilisateurs de la plateforme, en masquant des informations comme le nom, l’âge, la photo, les coordonnées ou la provenance ; il peut s’appliquer à une seule étape, à un rôle ou à un processus entier. Il répond à deux exigences à la fois : la minimisation des données imposée par le RGPD et la volonté de réduire les biais implicites lors de la première évaluation.
- Marketing du recrutement
Le marketing du recrutement applique à l’attraction des candidats les logiques et les outils du marketing : définition des profils à atteindre, contenus sur l’entreprise et les postes, présence sur les canaux où ces personnes se trouvent, mesure du rendement de chaque source. Il précède la candidature et s’adresse aussi à ceux qui ne cherchent pas d’emploi : sur les profils disputés, le volume et la qualité des candidatures se décident avant la parution de l’annonce.
- Modèles d'e-mails de refus
Les modèles d’e-mails de refus sont des messages prédéfinis pour annoncer l’issue négative d’une candidature, personnalisables avec le nom, le poste et l’étape où le parcours s’est arrêté. Mieux vaut prévoir des versions distinctes pour un refus au tri des CV et pour un refus après l’entretien final : après trois entretiens, une formule standard de deux lignes passe pour un manque d’égards. Peu de moments pèsent autant sur le souvenir laissé par l’entreprise.
- Matching intelligent
Le smart matching compare les profils de la base avec les exigences d’un poste et propose une liste classée par affinité, en motivant le score par les compétences détectées. Il s’appuie sur le contenu des CV et l’historique des candidatures, et se calibre pour ne pas reproduire les recrutements passés. Le règlement européen sur l’IA impose une supervision humaine effective sur ces systèmes. Le RGPD, lui, n’admet les décisions entièrement automatisées à effet significatif que dans des cas définis, avec un droit à l’intervention humaine.
- Méthode STAR
STAR est le cadre qui structure les réponses dans un entretien par compétences : Situation, Tâche, Action, Résultat. Il permet à l'évaluateur de vérifier qu'une réponse contient bien ce qu'elle doit contenir, car les candidats décrivent souvent longuement le contexte sans jamais dire ce qu'ils ont fait personnellement ni comment cela s'est terminé. On s'en sert comme outil de relance, en réclamant l'élément manquant plutôt qu'en se contentant d'une réponse partielle.
En savoir plus :
- Nurturing des candidats
Le nurturing des candidats est le travail de relation au long cours avec les profils intéressants qui n’ont pas été recrutés ou ne sont pas en recherche active : communications périodiques, invitations à des événements, contenus pertinents. Il suppose une base segmentée et un rythme de contact soutenable, sans quoi il devient du bruit. Le retour se mesure sur les délais de pourvoi des postes, car qui connaît déjà l’entreprise postule plus vite.
- Outils de collaboration
Les outils de collaboration permettent aux recruteurs et aux hiring managers de travailler sur une même candidature : commentaires, évaluations structurées, partage de profils, demandes de feedback avec échéance, le tout rattaché au candidat au lieu de se disperser dans les boîtes mail ou les messageries privées. Des mois plus tard, on sait encore qui a évalué quoi et pourquoi un profil a été retenu ou écarté.
En savoir plus :
- Personnalisation de la marque
La personnalisation de la marque aligne sur l’identité de l’entreprise tous les points de contact du processus : page carrière, annonces, formulaires de candidature, emails automatiques et invitations aux entretiens, avec logo, couleurs et ton cohérents. Elle vaut aussi pour le domaine d’envoi des communications. Le détail pèse. Pour beaucoup de candidats, le recrutement est le premier contact réel avec l’entreprise, et celui qui reste en mémoire.
- Parcours candidat
Le parcours candidat est le chemin complet d’une personne vis-à-vis de l’entreprise, de la découverte de l’annonce jusqu’à l’intégration dans l’effectif, entretiens, attentes et communications comprises. Le cartographier revient à lister chaque point de contact et à repérer ceux où la personne reste sans nouvelles, pour agir là où le processus se rompt vraiment, ce qui est rarement là où le recruteur le croit.
- Pipeline de candidats
Le pipeline de candidats est l’ensemble des candidats en cours d’évaluation pour un poste, répartis le long des étapes : tout juste arrivés, en screening, en entretien, en attente d’offre. À ne pas confondre avec le processus lui-même, qui est la suite des étapes : le pipeline, ce sont les personnes qui s’y trouvent à un instant donné, et l’observer permet de voir à l’avance où la sélection se resserre trop, au lieu de s’en apercevoir une fois le poste resté vacant.
- Page carrière
La page carrière est la section du site de l’entreprise consacrée à l’emploi, où cohabitent la liste des postes ouverts et le récit de ce qu’est le travail dans l’entreprise. Reliée à l’ATS, elle se met à jour seule à chaque publication ou clôture. Les candidatures y arrivent dans un flux déjà structuré. Pour beaucoup de candidats, elle est le premier contact direct avec l’entreprise ; ceux qui arrivent d’un job board l’ouvrent pour voir qui recrute.
- Portail du responsable du recrutement
Le portail du hiring manager est l’espace réservé aux responsables opérationnels. Ils n’y voient que les recherches qui les concernent, consultent les profils en lice, déposent une évaluation, approuvent ou écartent. L’interface se limite à l’essentiel, car elle s’adresse à des utilisateurs qui se connectent quelques fois par mois. Elle réduit l’échange de CV par e-mail, qui disperse les commentaires et empêche de retracer qui a décidé quoi.
En savoir plus :- Planification des entretiens
La planification des entretiens organise les rendez-vous entre candidats et évaluateurs : connexion aux agendas de l'entreprise, proposition des créneaux libres, envoi des invitations et des rappels, gestion des reports, jusqu'aux cas complexes comme les panels ou les fuseaux horaires différents. Le temps compte plus qu'il n'y paraît : chaque jour gagné sur la prise de rendez-vous est un jour de moins pendant lequel le candidat peut accepter ailleurs.
- Prévision du pipeline
La prévision du pipeline estime combien de candidatures et d'entretiens seront nécessaires pour pourvoir les postes prévus. Le calcul part des taux de conversion historiques de chaque étape et des délais moyens observés. On sait ainsi à l'avance si le vivier existant suffit ou s'il faut élargir les sources. Toute la différence est là entre une fonction qui programme ses recrutements et une qui les ouvre quand le poste est déjà vacant.
- Proposition de valeur employeur (EVP)
L'EVP est ce qu'une organisation offre à celles et ceux qui y travaillent, pris dans son ensemble : rémunération, développement, contenu du travail, culture, souplesse. La marque employeur en est la communication, et c'est pourquoi promettre ce que l'organisation ne tient pas produit des départs précoces plutôt que de meilleures candidatures. Une EVP crédible se reconnaît à un test simple : les salariés actuels la décriraient de la même façon.
- Questions de présélection
Les questions de présélection sont posées au moment de la candidature pour vérifier des prérequis objectifs et contraignants : habilitations, mobilité géographique, diplômes exigés par la loi, langues. Selon les réponses, les profils peuvent être classés ou écartés automatiquement. Elles doivent donc se limiter à ce qui est réellement déterminant. La formulation compte tout autant : une question mal posée écarte en silence des candidats qualifiés.
- Qualité de l'embauche
La qualité de l’embauche évalue le résultat d’un recrutement plusieurs mois après l’entrée en poste, en croisant performance, maintien dans l’entreprise, temps nécessaire pour devenir autonome et avis du manager. Les indicateurs à suivre, et le moment où les relever, se fixent avant, pas après coup. Sans cette mesure, qui relie la sélection au résultat réel, on optimise vitesse et coûts sans savoir si les personnes choisies étaient les bonnes.
- Règles d'automatisation
Les règles d’automatisation sont des conditions configurables qui déclenchent une action quand un événement survient. Quelques exemples : envoyer un message à l’arrivée d’une candidature, faire passer à l’étape suivante les candidats retenus en présélection, prévenir le hiring manager. On les définit une fois, elles valent pour tous les postes associés. Chaque candidat reçoit ainsi le même traitement à conditions égales, et le processus devient prévisible.
- Recrutement confidentiel
Le recrutement confidentiel regroupe les pratiques qui permettent de mener une recherche sans la rendre publique, typiquement le remplacement d’un dirigeant encore en poste. Le poste n’apparaît ni sur la page carrière ni sur les job boards, et l’accès aux candidats est restreint à quelques utilisateurs. La discrétion n’est pas ici une préférence : une fuite nuit à la fois à l’entreprise et aux personnes concernées.
En savoir plus :- Rôles et permissions personnalisés
Les rôles et permissions personnalisés définissent ce que chaque utilisateur peut voir et faire dans le système, en distinguant par exemple l’administrateur, le recruteur et le hiring manager qui n’accède qu’à ses propres postes. La granularité descend jusqu’à la donnée. Un profil peut être visible sans que les notes ou les éléments de rémunération le soient. La minimisation exigée par le RGPD s’applique ainsi sans bloquer le travail.
- Recrutement basé sur les données
Le recrutement basé sur les données fonde les décisions de sélection sur des mesures systématiques plutôt que sur l’impression laissée par un entretien : rendement des canaux, conversions entre étapes, délais, motifs de refus, devenir des recrues à six et douze mois. Il suppose des données saisies de façon uniforme pendant le processus, pas reconstruites après coup. Il ne remplace pas le jugement humain : il lui dit combien de fois il a vu juste.
- Recrutement international
Le recrutement international est la sélection menée dans plusieurs pays avec un même socle de processus, en respectant les différences locales de langue, de contrat, de devise et de réglementation des données. Il demande une structure qui sépare les filiales tout en gardant des critères d’évaluation et un reporting comparables. Les chiffres issus de marchés différents se lisent alors ensemble, sans imposer à chaque site le processus de la maison mère.
- Ratio entretiens/offres
Le ratio entretiens/offres indique combien d'entretiens il faut en moyenne pour aboutir à une offre. Un ratio élevé signale que des profils insuffisamment en adéquation arrivent jusqu'à l'entretien : le problème se situe en amont, dans le profil recherché ou le tri des candidatures. Un ratio très bas peut trahir une sélection trop permissive. Lu avec le taux d'acceptation, il montre comment le temps des évaluateurs est dépensé.
En savoir plus :- Reporting par offre
Le reporting par offre analyse les indicateurs de recrutement au niveau de chaque poste ouvert plutôt qu'au global. Pour chaque recherche, il montre les candidatures reçues, le rendement de chaque canal, la durée de chaque étape, le nombre d'entretiens et l'issue finale. Il permet de comparer des recrutements similaires et d'isoler ceux qui se comportent anormalement. Face aux responsables de fonction, il fait la différence : une moyenne ne convainc personne.
- Recrutement mobile
Le recrutement mobile désigne la gestion de la sélection depuis un smartphone ou une tablette. Il concerne le candidat, qui postule et charge ses documents depuis son téléphone, comme le recruteur, qui évalue des profils loin de son bureau. Il exige des formulaires courts et des pages légères. L'essentiel du trafic vers les annonces vient du mobile, et un formulaire pensé pour le desktop se traduit en candidatures abandonnées.
- Ratio offres/acceptations
Le ratio offres/acceptations est un autre nom du taux d’acceptation des offres : la part des offres formalisées que le candidat accepte, calculée sur une période ou une famille de métiers. Les deux expressions circulent et désignent le même indicateur, mieux vaut n’en retenir qu’une au sein d’un même reporting ; la définition complète, avec les motifs de refus à toujours lire en regard du chiffre, figure à l’entrée Taux d’acceptation des offres.
En savoir plus :- Ratio cooptation/embauche
Le ratio cooptation/embauche met en rapport les recommandations reçues et les embauches qui en découlent. Il s’exprime de deux façons équivalentes : en pourcentage de recommandations aboutissant à une embauche, ou en nombre de recommandations nécessaires pour recruter une personne, sous la forme dix pour un. Il se lit avec le volume. Quelques recommandations très ciblées produisent d’excellents ratios qui ne signifient pas grand-chose.
En savoir plus :- Recrutement à distance
Le recrutement à distance désigne un processus de sélection mené sans rencontre physique : candidature en ligne, entretiens en visioconférence, tests à distance, parfois jusqu’à la signature. Il s’est généralisé indépendamment du lieu de travail visé, puisqu’un poste sur site peut très bien se pourvoir ainsi. Lorsque le poste lui-même s’exerce entièrement à distance, s’y ajoutent des compétences à évaluer, autonomie et communication écrite en tête, et des questions contractuelles et fiscales liées au pays de résidence de la personne.
- Recherches enregistrées
Les recherches enregistrées sont des combinaisons de filtres mémorisées une fois pour toutes et rappelées d’un clic, sans reconstruire à chaque fois les mêmes critères sur les candidats ou les postes. Personnelles ou partagées avec l’équipe, elles déclenchent souvent une alerte quand de nouveaux profils correspondent aux critères, et garantissent, au-delà du temps gagné, que deux recruteurs cherchant le même profil le cherchent avec les mêmes paramètres.
- ROI des canaux de sourcing
Le ROI des canaux de sourcing confronte le coût de chaque source de candidatures à la valeur qu’elle produit, mesurée en embauches et non en CV reçus. Il faut pour cela rattacher chaque candidature à son canal d’origine et additionner aux coûts directs, annonces et cabinets, le temps passé par l’équipe ; le résultat typique est de découvrir des canaux qui génèrent beaucoup de trafic et aucune embauche, et de déplacer le budget en conséquence.
- Recrutement
Le recrutement est le processus par lequel une organisation identifie, évalue et choisit les personnes qu'elle intègre, de la définition du profil jusqu'à l'acceptation de l'offre. Dans l'usage courant il désigne l'ensemble du parcours ; au sens strict il nomme l'attraction des candidatures, la sélection étant réservée à la phase d'évaluation qui suit. C'est de loin le terme le plus employé du domaine en français, là où d'autres notions du métier se disent en anglais.
- Recrutement digital
Le recrutement digital désigne la sélection menée par des canaux et des outils numériques, de la diffusion des offres aux entretiens à distance jusqu'à l'analyse des données du processus. Ce n'est pas la simple mise en ligne d'étapes existantes : cela change la façon dont les candidats rencontrent l'entreprise et la vitesse à laquelle ils attendent une réponse. Pour les générations les plus jeunes, c'est devenu la norme attendue plutôt qu'un facteur de différenciation.
- Recrutement agentique
Le recrutement agentique désigne l'usage de systèmes d'intelligence artificielle capables d'enchaîner des tâches de façon autonome, et non de répondre à une instruction à la fois. Appliqué à la sélection, cela peut signifier examiner les candidatures, produire une liste ordonnée et préparer les étapes suivantes sans qu'on les déclenche une par une. La supervision humaine reste nécessaire partout où le résultat touche une personne, et dans l'Union européenne elle n'est pas facultative.
- Règlement européen sur l'IA (AI Act)
Le règlement européen sur l'intelligence artificielle classe les systèmes selon leur niveau de risque et alourdit les obligations à mesure que celui-ci monte. Les systèmes employés pour recruter ou sélectionner des personnes relèvent de la catégorie à haut risque, ce qui entraîne des exigences de transparence, de supervision humaine, de qualité des données et de traçabilité des décisions. Il engage aussi bien ceux qui conçoivent ces systèmes que les entreprises qui les déploient, et s'applique aux systèmes utilisés dans l'Union quel que soit le pays d'établissement du fournisseur.
En savoir plus :- Recherche booléenne (sourcing)
En sourcing, la recherche booléenne consiste à interroger une CVthèque ou un réseau professionnel en combinant les opérateurs AND, OR et NOT, avec des guillemets pour les expressions exactes et des parenthèses pour grouper. Elle sert à capter toutes les façons dont une compétence s'écrit réellement, et pas seulement celle qui est venue à l'esprit du recruteur : « chef de projet » OR « responsable de projet » NOT stage. Elle reste le cœur manuel du sourcing, et c'est ce que les outils de matching sémantique cherchent à approcher.
- Suivi des campagnes
Le suivi des campagnes mesure le rendement de la publication et de la promotion des annonces sur les différents canaux, en attribuant à chacun les candidatures générées et leur devenir dans les étapes suivantes, à partir de paramètres de tracking dans les liens ou de l’intégration avec les portails. Il ne devient utile qu’au-delà d’un certain volume, quand on constate qu’un canal apportant beaucoup de candidatures et aucune embauche coûte plus cher qu’un canal qui en apporte peu, mais bonnes.
- Score de qualité du candidat
Le score de qualité du candidat est un indice synthétique qui exprime la correspondance entre un profil et les exigences du poste, en combinant compétences, expérience, disponibilité et d’autres critères définis en amont. Sa valeur dépend du poids donné à chaque facteur. Il se règle donc avec le hiring manager avant d’ouvrir la recherche. Son rôle est de classer les candidatures par priorité, pas de décider à la place du recruteur.
- Score de satisfaction des candidats
Le score de satisfaction des candidats résume le jugement porté sur le processus tout juste vécu : quelques questions à échelle sur la clarté des informations, les délais et l’entretien, condensées en un score comparable d’une recherche à l’autre. À relever aussi auprès des candidats écartés, majoritaires et presque toujours plus sévères : le calculer sur les seuls embauchés donne un chiffre rassurant et faux. Collecte et usage : voir l’entrée Candidate Feedback Loop.
- Signatures électroniques
Les signatures électroniques permettent de faire signer à distance lettres d’offre, contrats et documents d’onboarding, avec horodatage et suivi de l’état de chaque document. En Europe, le règlement eIDAS distingue plusieurs niveaux de signature. Le choix du niveau dépend du caractère engageant du document. En pratique, elles réduisent les heures qui séparent l’offre de l’acceptation, c’est-à-dire l’espace où arrivent les contre-propositions.
- Suivi du budget de recrutement
Le suivi du budget de recrutement compare la dépense de sélection au budget alloué, par recherche, par service ou par période, en couvrant les annonces payantes, les cabinets, les outils d’évaluation et les déplacements liés aux entretiens, imputés au poste qui les a générés. Le résultat est double : savoir ce que coûte réellement la couverture d’un poste, et voir les dépassements pendant que la recherche est encore ouverte.
En savoir plus :- Satisfaction du responsable du recrutement
La satisfaction du hiring manager mesure le jugement que les responsables opérationnels portent sur le travail de sélection : pertinence des profils proposés, rapidité des réponses, clarté des points d’avancement. Elle se recueille en quelques questions à la clôture de la recherche, quand l’avis s’appuie encore sur un cas concret, et aide à distinguer un problème de marché d’un désaccord sur le profil recherché.
En savoir plus :- Suivi des SLA de recrutement
Le suivi des SLA de recrutement vérifie les délais convenus entre recruteurs et responsables opérationnels. Sous combien de jours arrive la première liste de profils, combien de temps le manager met à donner son retour, quand se fixe l’entretien : chaque passage est mesuré par le système. Les retards sont signalés au moment où ils se forment. Il rend visible un fait souvent tu : bien des recrutements traînent à cause d’attentes internes, pas par manque de candidats.
- Support multilingue
Le support multilingue est la capacité d’un système à présenter l’interface, le portail carrières, les annonces et les communications automatiques dans la langue de chaque destinataire. Traduire les libellés ne suffit pas : les formats de date, les alphabets et les mentions légales changent aussi d’un pays à l’autre. Sans ce socle, mener des recrutements sur plusieurs marchés revient à fragmenter le processus filiale par filiale.
- Suivi de la cooptation
Le suivi de la cooptation enregistre qui a recommandé un candidat et suit cette candidature étape par étape, jusqu’à l’issue finale. Chaque recommandation reste rattachée au salarié qui l’a apportée, au poste concerné et à son état d’avancement. Les primes s’attribuent ainsi sans contestation. Et un canal souvent parmi les plus efficaces, mais invisible dans les rapports, devient enfin mesurable.
En savoir plus :- Santé du pipeline de talents
La santé du pipeline de talents évalue si les profils constitués pour les postes clés sont suffisants, à jour et toujours intéressés, pas seulement combien ils sont ; elle se mesure en croisant la couverture par poste, la date du dernier contact utile et la part de personnes qui répondent quand on les recontacte. Toute la différence entre une base vivante et une liste de noms est là : dans le premier cas la recherche part avec une longueur d’avance, dans le second on repart de zéro.
- Suivi du délai d'embauche
Le suivi du délai d’embauche mesure les jours entre l’entrée dans le processus de la personne finalement recrutée, sa candidature ou le premier contact si elle a été approchée, et son acceptation de l’offre. Il se lit par famille de postes et par séniorité. Une moyenne unique masque en effet des écarts énormes entre profils faciles à trouver et recherches pointues. Des données ainsi ventilées permettent de fixer des attentes réalistes avec les managers et de vérifier si les correctifs ont porté.
Le social recruiting consiste à rechercher et engager des candidats via les réseaux sociaux, utilisés non seulement pour diffuser des offres mais pour repérer des profils, nouer des relations et se faire connaître comme employeur. Sa valeur réelle se joue auprès des candidats passifs, qui ne cherchent pas et ne répondraient jamais à une annonce. Il demande de la constance : les résultats viennent d'une présence construite sur des mois, pas d'une campagne isolée.
- Sourcing
Le sourcing est la pratique consistant à trouver des candidats activement, en allant là où ils se trouvent au lieu d'attendre les candidatures. Il s'appuie sur les bases internes, les réseaux professionnels, les communautés sectorielles et des recherches ciblées, et produit une approche directe plutôt qu'une candidature spontanée. Quand un profil est rare, ou quand les annonces ne génèrent pas assez de candidatures qualifiées, c'est le levier qui débloque la recherche.
- Tableau de bord analytique
Le tableau de bord réunit sur un seul écran les indicateurs du recrutement : candidatures par canal, temps de passage entre les étapes, postes ouverts, taux de conversion. Dans les organisations structurées, ces indicateurs forment une section du pilotage RH global. Il agrège les données produites par le processus lui-même et se met à jour sans tableurs remplis en fin de mois. Il montre où le processus perd du temps, pas pourquoi : l’explication suppose d’examiner chaque recherche.
En savoir plus :- Taux d'abandon de candidature
Le taux d’abandon de candidature est la part des personnes qui commencent à remplir le formulaire sans aller jusqu’à l’envoi. Il grimpe avec le nombre de champs obligatoires, les créations de compte imposées et les formulaires mal adaptés au smartphone. Qui abandonne ne laisse souvent aucune trace dans le système : autant de candidatures que l’entreprise ne sait même pas avoir perdues. La métrique se relève donc sur le formulaire lui-même, pas en aval.
- Taux de conversion des candidatures
Le taux de conversion des candidatures rapporte le nombre de personnes qui envoient leur candidature à celui des personnes qui ont vu l’annonce. Il se lit avec le trafic reçu : un taux faible sur beaucoup de visites révèle un problème de contenu ou de formulaire, un taux élevé sur peu de visites indique que la limite vient de la diffusion, et les deux cas, annonce peu vue ou annonce vue puis écartée, se corrigent de façons opposées.
- Taux de conversion des candidats
Le taux de conversion des candidats est la part de candidats qui franchit un passage donné du processus ; calculé sur tous les passages successifs, il donne les taux de conversion entre étapes, la même mesure lue sur l’ensemble du funnel. Un effondrement concentré sur un seul passage traduit le plus souvent un critère mal réglé ou une exigence que le marché n’offre pas, et non un problème diffus du processus.
- Temps de réponse du candidat
Le temps de réponse du candidat mesure le délai que mettent les candidats à répondre à un message, à une invitation à un entretien ou à une demande de documents. Lu par canal et par étape, il montre quels contacts fonctionnent et lesquels tombent dans le vide, et révèle souvent que le problème n’est pas le désintérêt mais le moyen choisi ; quand il s’allonge, la candidature est en général déjà en train de s’éteindre, ce qui en fait un indicateur précoce.
En savoir plus :- Taux de rétention des employés
Le taux de rétention est la part des salariés présents en début de période encore en poste à la fin, rapportée à l’effectif de départ. La formule standard exclut les personnes embauchées pendant la période observée : les nouveaux entrants se mesurent à part, avec la rétention à six ou douze mois après l’arrivée. Garder les deux lectures séparées évite de prendre pour de la stabilité ce qui est un problème d’intégration, ou l’inverse.
- Taux d'attrition la première année
Le taux d’attrition la première année est la part des nouvelles recrues qui quittent l’entreprise dans les douze premiers mois, rapportée aux entrées de la même période. Il se lit avec le canal d’origine, le poste et le manager, car c’est là que les schémas apparaissent : un excellent délai de recrutement perd sa valeur si une recrue sur quatre part aussitôt.
En savoir plus :- Taux de recrutement interne
Le taux de recrutement interne est la part des postes pourvus par des personnes déjà présentes dans l’entreprise, promotions ou passages entre fonctions, rapportée à l’ensemble des embauches de la période ; il dit ce que l’organisation sait faire des talents qu’elle a déjà, et sa capacité à les retenir. Il se lit par famille de métiers et par niveau, car un agrégat élevé peut masquer des zones où la mobilité est bloquée.
En savoir plus :- Taux d'absence aux entretiens
Le taux d’absence aux entretiens mesure la part des entretiens planifiés auxquels le candidat ne se présente pas, rapportée au total des rendez-vous fixés ; on l’analyse par étape, par canal d’origine et par délai entre la prise de rendez-vous et la date, car plus les jours passent, plus le taux grimpe. Une hausse signale généralement des frictions, rappels absents, attentes longues ou communications froides, qui poussent les candidats vers le processus concurrent.
- Taux d'acceptation des offres
Le taux d’acceptation des offres est le pourcentage d’offres acceptées sur le total des offres formulées ; le même indicateur circule aussi sous le nom de ratio offres/acceptations. Une offre refusée brûle des semaines de travail et rouvre un recrutement qui semblait conclu ; d’où l’importance de lire toujours l’indicateur avec les motifs de refus, une même valeur pouvant venir de rémunérations hors marché, d’un processus trop long ou d’attentes sur le poste mal clarifiées en entretien.
- Taux de postes vacants
Le taux de postes vacants rapporte les positions non pourvues à l’effectif prévu, à une date donnée ou en moyenne sur une période : une photographie de la part de la structure qui tourne en sous-effectif. Lu par fonction ou par site, il révèle où la couverture reste chroniquement difficile et aide à décider où anticiper les recrutements au lieu de leur courir après.
- Tableau de bord du recruteur
Le tableau de bord du recruteur réunit sur un seul écran les recherches qui lui sont confiées, les tâches à échéance, les candidats en attente d’une action et les indicateurs d’avancement, le tout filtrable par poste, site ou période, pour que chacun voie son propre périmètre. Son intérêt pratique : rendre visibles les positions à l’arrêt, celles que personne ne rouvre tant qu’une relance n’arrive pas.
- Taux d'efficacité du recruteur
Le taux d’efficacité du recruteur rapporte les embauches conclues au nombre de recruteurs actifs sur une période, en général le trimestre ou l’année. Pris isolément il induit en erreur, une recherche pointue exigeant un investissement sans commune mesure avec un poste à fort volume : il n’a de sens qu’à côté de la complexité des rôles et de la qualité de l’embauche, faute de quoi il récompense la quantité au détriment de la qualité.
- Taux de conversion par étape
Les taux de conversion par étape sont la séquence complète des taux de conversion des candidats, lus sur l’ensemble du funnel plutôt que sur un seul passage. Mis bout à bout, ils montrent où l’on perd le plus de monde et si le goulot d’étranglement tient à la qualité des candidatures ou à la lenteur des évaluations. Ils servent aussi au calcul inverse : connaissant les conversions moyennes, on estime combien de candidatures il faut pour pourvoir un poste.
- Temps passé par étape
Le temps passé par étape mesure combien de temps les candidats restent dans chaque phase avant de passer à la suivante ou de sortir du processus. Analysé étape par étape, il isole le point exact où le parcours ralentit, souvent l’attente d’un feedback ou la fixation d’un entretien plutôt que l’évaluation elle-même, et compte parmi les métriques sur lesquelles on peut agir vite, car il mesure un temps qui dépend de décisions internes.
- Transparence salariale
La transparence salariale est l’ensemble des obligations d’information sur les rémunérations qu’harmonise la directive européenne 2023/970, dont le délai de transposition est arrivé à échéance en juin 2026. La France n’y arrive pas vierge : l’index de l’égalité professionnelle, instauré en 2019 et étendu en mars 2020 aux entreprises de cinquante à deux cent cinquante salariés, impose déjà de publier des indicateurs d’écarts, et il cédera la place en 2027 à un dispositif aligné sur le texte européen. Ce que la directive ajoute porte surtout sur le recrutement : le salaire ou la fourchette à communiquer au candidat, et l’interdiction de l’interroger sur sa rémunération actuelle.
- Tests psychométriques
Les tests psychométriques mesurent des attributs invisibles sur un CV, le plus souvent des aptitudes cognitives ou des traits de personnalité, à l'aide d'instruments validés sur de larges échantillons. Les tests d'aptitude prédisent raisonnablement bien la performance sur de nombreux postes ; les questionnaires de personnalité décrivent des préférences, non des compétences, et ne devraient jamais se lire comme un admis ou un refusé. Quel que soit l'instrument, le résultat accompagne les autres éléments au lieu de filtrer les candidats avant que quiconque leur ait parlé.
En savoir plus :
- Vue Kanban
La vue Kanban dispose le pipeline de recrutement en colonnes, une par étape du processus, les candidats apparaissant comme des cartes qui passent d'une colonne à l'autre au fil de leur progression. Faire glisser une carte met à jour le statut de la candidature et les tâches associées, et un coup d'œil suffit pour repérer où les personnes s'accumulent et où le flux s'est arrêté, sans ouvrir de rapport.
- Vélocité du pipeline
La vélocité du pipeline mesure la vitesse à laquelle les candidats traversent l’ensemble du processus, de la candidature à la décision : combien de personnes le parcourent sur une période donnée, et en combien de temps. Elle regarde le flux global, le détail du temps passé à chaque étape se lisant avec le time in stage. Un pipeline lent n’est pas forcément mal géré : il peut contenir des recrutements suspendus à une décision qui échappe à l’équipe recrutement.
- Vivier de talents
Un talent pool est l’ensemble organisé des profils déjà entrés en contact avec l’entreprise, entre candidats non retenus, personnes repérées par le sourcing et candidatures spontanées, gardés à disposition pour des postes actuels ou futurs. Il se segmente par famille de métiers. Il s’entretient par des actions de relation, faute de quoi il vieillit vite. Bien tenu, il fait démarrer la recherche sur des personnes déjà connues et raccourcit les délais de pourvoi.
En savoir plus :
- Workflows personnalisés
Les workflows personnalisés donnent à chaque type de recherche la séquence d’étapes qui lui convient, au lieu d’imposer un parcours unique. Un recrutement de masse en production et un profil technique senior n’ont ni les mêmes passages ni les mêmes délais. Sur chaque étape se définissent les responsables, les automatismes et les critères d’avancement. Sans cette distinction, les données de processus restent incomparables.
- Workflow de validation des offres d'emploi
Le workflow de validation d'une offre d'emploi est la chaîne d'autorisations à obtenir avant qu'un recrutement démarre et que l'annonce parte en ligne. Les étapes typiques passent par le responsable de la fonction, le contrôle de gestion pour le budget et la direction RH. Le système achemine la demande, notifie les décideurs et conserve la trace. Sans ce filtre, un recrutement lancé de façon informelle peut arriver jusqu'à l'offre sans avoir jamais été autorisé.