Sur l'égalité salariale, la France n'a pas attendu l'Europe : l'Index de l'égalité professionnelle impose depuis 2019 aux entreprises d'au moins 50 salariés de mesurer et de publier leurs écarts de rémunération. La Directive UE 2023/970, dont le projet de loi de transposition est attendu au Parlement, ajoute une dimension qui touche cette fois le cœur du recrutement : la transparence en amont de l'embauche.
Concrètement, la rémunération cesse d'être une information que l'on dévoile en fin de processus. Elle devient une donnée que le candidat connaît avant le premier entretien. Pour les équipes RH, cela touche les annonces, les grilles salariales, les trames d'entretien et les outils qui les portent.
Bonne nouvelle : il n'est pas nécessaire d'avancer à l'aveugle. Le même texte européen est déjà appliqué dans un autre État membre — l'Italie, depuis le 7 juin 2026 — ce qui offre un premier retour d'expérience concret : quelles obligations, quels seuils, quels écueils. De quoi préparer les chantiers utiles, sans précipitation.